Mon detecteur d'éclairs pour Canon EOS
ATTENTION ... ne prenez pas de risques en temps d'orage. Respectez les règles élémentaires de
sécurité.
on s'éloigne des
points hauts, arbres, piquets, lignes éléctriques... on
ne s'abrite pas sous un parapluie en haut d'un mamelon
dégagé, le mieux est à l'intérieur de la voiture, qui offre une protection maximale.
J'ai souvent essayé de faire des photos
d'éclairs, sans parvenir à faire quelque chose de
satisfaisant...
le principe habituel de base, c'est de laisser, en temps d'orage
(ça va de soi) l'obturateur ouvert en pose B ou en pose
longue
(15 sec minimum) et attendre que l'éclair daigne passer
devant
l'objo.
évidemment, ça demande de travailler en
numérique,
sinon bonjour la déception et le coût d'une image
plutôt aléatoire.
donc, j'ai été tenté de fabriquer un
detecteur
d'orages éléctronique, qui
déclencherait au moment
de l'éclair et non de manière
aléatoire.
Il s'agit de détecteur optique, qui enregistre
l'éclair
et ouvre l'obturateur de mon reflex le plus rapidement possible. Il
s'agit bien d'une détection a posteriori.
Mes connaissances en électronique étant assez
limitées, je me suis contenté de
réaliser des
schémas trouvés sur le net, et en particulier
celui-ci :
Il s'agit d'un photodiode amplifiée par un ampli
opérationnel (le LM324)

tiré de cet excellent site, je vous laisse
un instant pour aller lui rendre visite. De meilleures
explications que les miennes vous attendent.
Sans passer par un typon et autre lourdeur technique, je me suis donc
construit ce petit appareil muni d'un jack 2,5 mm, format typique des
déclencheurs souples Canon 300D et 350D. Pour mon D60, un
déclencheur au brochage différent
trouvé sur la
baie muni d'une prise femelle 2.5mm fera l'affaire.
Le montage marche bien (mieux ?) sans le condensateur de 3n en
entrée. Les deux condos de 4.7µf sont à
monter en
parallèle, l'auteur suggérant même d'en
rajouter un
troisième, ça peut aider, dit-il. Comme je n'en
avais pas
trois sous la main, j'ai donc mis deux de 4.7µf et un de 1
µf, soit un total de 10.7 µf. Pour l'alimentation,
deux
piles lithium de récuperation fournissent 6 volts,
suffisamment
pour ce montage (je suggère d'augmenter jusqu'à 9
V,
ça doit augmenter la sensibilité de l'engin)
pour éviter de déclancher alors que
l'éclair n'est
pas dans le champs de l'appareil, un petit tube dans lequel est
rangé la photodiode permet de réduire son angle
de vue.
On peut aussi bricoler un système qui le fixe directement
sur le
viseur de l'appareil.
voila ce que ça donne :

en détail, la plaquette electronique :

et le détail de ma photodiode dans son fourreau protecteur :

voila, des images suivront dès que j'aurai eu un p'tit orage
sous la main
EDIT, ARffffff il semble que je joue de malchance, plusieurs mois sans tonnerre, toujours rien à me mettre sous la dent !
mise à jour fevrier 2008 © GG avec NVu